Sunday, 19 November 2017
 
 
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10 ans de films blacks: les secrets de Colas

Mine de rien dix ans se sont écoulés depuis la première édition du Festival international du film black de Montréal (FIFBM). Je me rappelle les premières entrevues avec Fabienne Colas dans les studios de CPAM sur la rue Jarry, où elle exprimait mille et une idées de grandeur. Mais j’ai surtout retenu les frustrations d’une […]

  • Fabienne Colas de la Fondation qui porte son nom

Fabienne Colas de la Fondation qui porte son nom

Fabienne Colas de la Fondation qui porte son nom

Fab + PK...Mine de rien dix ans se sont écoulés depuis la première édition du Festival international du film black de Montréal (FIFBM). Je me rappelle les premières entrevues avec Fabienne Colas dans les studios de CPAM sur la rue Jarry, où elle exprimait mille et une idées de grandeur.
Mais j’ai surtout retenu les frustrations d’une jeune actrice de cinéma, venue d’Haïti, qui ne voyait pas comment franchir les barrières qui la séparaient des « écrans blancs » de la télévision et du cinéma québécois.
Dix ans après, on ne la voit toujours pas sur le grand ou le petit écran restés toujours presqu’entièrement blancs, mais elle a réussi en partie son pari en créant un Festival international du film black qui au fil des années est devenu un rendez-vous du cinéma à Montréal.
Que ce soit par la qualité des films sélectionnés, la sensibilité des sujets traités ou la dimension des invités d’honneur le FIFBM retient l’attention dans le paysage montréalais.
La crue 2010 du Festival confirme cette montée en progression, quand on voit les films qui ont été couronnés. Mother of George, du Nigérian Andrew Dosunmu, prix du meilleur long métrage, traite de l’obstination d’un couple de Nigérians de Brooklyn. L’Indien Dylan Mohan Gray a décroché le prix du meilleur documentaire pour son film Fire in the Blood, traitant du cynisme et de la collusion entre des industries de produits pharmaceutiques et des gouvernements occidentaux pour empêcher les médicaments contre le sida d’être distribués en Afrique.
D’année en année, l’image du festival est aussi porté par des personnalités qui lui donnent un certain cachet et attirent encore plus l’attention. Dany Glover, Harry Belafonte, Stedman Graham (le mari d’Oprah Winfrey), Souleymane Cisse, l’ancienne gouverneure générale du Canada Michaelle Jean ou l’immortel Dany Laferriere ont tous défilés sur le tapis du FIFBM. Cette année c’était au réalisateur Spike Lee de venir faire son petit tour à Montréal, où il a reçu d’ailleurs le tout premier Prix précurseur. Certains volets ajoutés au festival pour cette dixième édition, comme Relève et Diversité ou le Black market du FIFBM pourraient également attirés des publics différents au cours des prochaines années.
Nous avons tenté de percer le secret du succès de cette aventure qui a commencé comme un festival de films haïtiens ou traitant d’Haïti à Montréal en 2005. D’entrée de jeu Fabienne Colas, présidente-fondatrice de la fondation éponyme qui a crée le festival, nous avoue à quel point elle est elle-même émerveillée devant le succès de l’événement d’année en année.
En dix ans d’existence, le Festival international des films black de Montréal aura présenté pas moins de 700 films et presqu’autant de réalisateurs. « Chacune des éditions du FIFBM a apporté son lot d’expériences et de leçons à tirer, mais aucune ne remplacera la première » insiste Fabienne Colas qui affirme qu’elle lui sert de source de motivation, quand elle doute de sa capacité à continuer. « Nous sommes partis de rien et j’étais loin de penser qu’on atteindrait une décennie » dit-elle un brin de sourire dans la voix.

Les compressions budgétaires du gouvernement provincial ont lourdement frappées l’organisation du festival cette année. « Nous avons dû couper de moitié nos prévisions, en commençant par réduire la durée de l’évènement qui s’étendait sur douze jours depuis quatre ans. L’édition de 2014 s’est étalée sur un total de six jours » a précisé la présidente de la fondation.
Elle tente tout de même de faire contre mauvaise fortune bon cœur « Voyons le bon côté de la chose, car en réduisant le nombre de jours de présentation, nous concentrons nos activités.
Et au final, plus de festivaliers auront l’occasion de se fréquenter et de passer du temps avec des acteurs et réalisateurs des quatre coins venus partager leur passion ».
Pour les dix prochaines années Fabienne Colas et ses partenaires, entr’autres Global Television, comptent travailler à faire du Festival un rendez-vous incontournable du cinéma.
. Mais le secret que nous a révélé Fabienne Colas est de « voir le festival de Montréal devenir le Festival black du Canada et pourquoi pas le Festival mondial du film black ».
Elle a eu raison de nous dire que « Dix ans ça ne fait que commencer ». Sacrée Fabienne!!

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Écrit par Thomas Lalime

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