Sunday, 19 November 2017
 
 
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Demandeurs d’asile : le rythme s’accélère

En dépit du fait que personne ne soit refoulé de façon automatique aux postes frontaliers, les demandeurs d’asile en provenance des États-Unis préfèrent entrer au Canada par le bois, «ce qui est un acte illégal».

Demandeurs d’asile : le rythme s’accélère

Les données présentées ce matin par Immigration Canada de concert avec l’agence des services frontaliers (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) le démontrent clairement.

« À l’heure actuelle, les entrées illégales représentent l’infraction la plus importante, en terme de nombre ou de fréquence commise à la frontière » a dit Claude Castonguay, surintendant principal de la GRC.

• 781 demandes en juin,
• Ce nombre a grimpé à 2995 en juillet
• Il est passé à plus de 3800 au cours des deux premières semaines du mois d’août selon les statistiques égrenées par le responsable de la GRC en conférence de presse à Lacolle.

Ces chiffres ne sont pas définitifs, note M.Castonguay, et « le nombre total de demandes n’est pas connu ».

• « Il est important que tous les demandeurs d’asile comprennent en quoi consiste ce processus. Il a pour but de déterminer si un demandeur a besoin de la protection du Canada. Il n’y a aucune garantie qu’un demandeur puissent demeurer au Canada », prévient de son coté Louis Dumas, directeur général, Réseau national de Immigration Canada.

En 2016, a-t-il rappelé, la moitié des demandes d’asile présentées par des Haïtiens ont été refusées citant des statistiques de la Commission du statut de réfugiés.
Écoutez Louis Dumas

 


Même s’ils franchissent la frontière « de manière illégale », la GRC explique qu’il n’est pas dans son mandat de les arrêter pour cette seule infraction. Les demandeurs d’asile sont automatiquement référés à l’ASFC qui débute alors toute une série d’enquêtes approfondies afin de les identifier, d’évaluer son admissibilité.
Les agents de l’ASFC consultent d’abord les renseignements biographiques et biométriques du demandeur et procède à un examen médical initial. Les bases de données canadiennes et internationales sont également consultées afin de vérifier si la personne fait l’objet d’un signalement pour des questions d’immigration, de criminalité ou de terrorisme.

• «Soyons parfaitement clair, Personne, je souligne le mot personne, a martelé Louis Dumas, n’est relâché dans la communauté sans subir ce contrôle rigoureux afin d’assurer la sécurité des Canadiens. »

Le temps de cette vérification peut aller jusqu’à quatre jours, ce qui explique l’installation de plus de soixante tentes à la frontière afin d’accommoder les gens jusqu’à la fin des procédures. Le campement fait de tentes est équipé de toilettes portables, de douches, d’alimentation en eau.
Le Canada sélectionne 300 000 immigrants à travers le monde chaque année. En 2016, 23 894 demandes d’asile ont été traitées au Canada dont 5500 personnes qui se destinaient au Québec.

C’est en 2001 que le pays a connu le nombre le plus élevé de requêtes, soit 44 640. Seulement 10 372 demandes ont été présentées en 2013 selon les données de CIC.

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Écrit par Jean Numa Goudou

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