Saturday, 16 December 2017
 
 
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«Montréal pluriel», la conjugaison de Neil Armand

D’une voix apaisante, cet homme de bon ton, se livre à un exercice délicat: rejoindre les communautés ethnoculturelles en deux heures d’antenne à la radio, dans une tranche horaire «compliquée» reconnait-il.

«Montréal pluriel», la conjugaison de Neil Armand

Neil Armand
– Directeur régional de l’Est du Canada de la firme informatique Neopost Canada
– Impliqué dans la communauté haïtienne depuis 25 ans
– En 1997, il participe à la fondation du Groupe Action Plus (GRAP) qui favorise et encourage la communauté haïtienne à s’impliquer dans les instances politiques de la société d’accueil.

Avec une kyrielle de chroniqueurs et une pluralité de sujets, Neil anime de 9h à 11h du matin, sur le 106.3 FM, cette émission quotidienne de musique, d’informations, et de promotion de la culture haïtienne et verse dans une perspective toute montréalaise depuis cinq mois déjà.

«Nous sommes conscient que c’est un peu une tranche horaire un peu compliquée», concède le Montréalais d’origine haïtienne à la barre de ce nouveau show. «Mais notre clientèle a la capacité de s’adapter», rassure-t-il.

L’animateur compte parmi ses collaborateurs Beverly Salomon, une pharmacienne qui fait une chronique sur la santé, des avocats, des comptables, etc.. Le lancement de l’émission a été fait le samedi 15 novembre dernier au Musée de artisans et des maîtres de Montréal en présence d’environ 180 personnes. Tapis rouge, gant blanc, service traiteur haïtien, tout y était pour l’évènement.

«Verre en main sur le perron de cette ancienne église à écouter de la musique haïtienne a été quelque chose de formidable. plusieurs m’ont rappelé pour m’en parler», se réjouit l’animateur.

Réseaux sociaux et radio

Pour Neil Armand «Montréal pluriel» est d’abord et avant tout un concept «qui veut refléter ce que nous sommes devenus». Le «nous» étant un public dans une tranche d’âge située entre 25 et 50 ans. «Cela n’exclut personne d’autre» s’empresse de préciser le concepteur de l’émission.

Le concept vise à ramener la clientèle des réseaux sociaux à écouter la radio aussi. Il est basé sur le modèle de Kizomba. Ce genre musical se décline lui-même en plusieurs sous-catégories (Kizomba au sens strict, ghetto zouk, Cabo love, tarraxinha…).

Même si elle est majoritairement à saveur haïtienne l’émission «Montréal pluriel» met aussi l’accent sur les autres communautés antillaises, africaines et latino-américaines.

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Écrit par Jean Numa Goudou

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