Monday, 25 September 2017
 
 
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Québec: un grand écran noir

D’un petit Festival de trois films haïtiens sur trois jours, l’initiative de Fabienne Colas est devenue le rendez-vous du cinéma noir au Québec : le Festival international de film black de Montréal (FIFBM).

Québec: un grand écran noir

On parle, cette année, de 66 films en provenance de 25 pays et joués par des acteurs noirs. Ces films et documentaires  seront projetés sur le grand écran du 27 septembre au 1er octobre prochain dans différentes salles de cinéma de la province.

Bon an mal, entre 60 à une centaine d’oeuvres cinématographiques noires y sont projetés chaque année dans les salles de cinéma du Québec. Fiction, action, feux de l’amour, les thèmes abordés dans ce nouveau modèle de cinéma vont jusqu’au profilage racial ou le racisme.

  • « On a élargi la mission pour pouvoir passer non seulement des films haïtiens mais aussi des films qui racontent la réalité noire », indique Mme Colas, la présidente du Festival.

Toutefois Haïti n’a rien perdu de son importance ou de la place qu’elle occupe dans le Festival. Cette année, une dizaine de films haïtiens ou interprétés par des Haïtiens dont Cargo, Carpinteros, Kap, D’encre et de sang, Kafou, entre autres, y sont présents .

Coup de coeur

Kafou joué par Jasmuel Andri, ancien boursier haïtien de l’École nationale de l’humour du Québec, raconte l’histoire de deux hommes à qui on a confié une mission plutôt délicate.

Doc et Zoe doivent livrer un colis, dont ils ne savent rien du contenu, dans les conditions difficiles de circulation à Port-au-Prince. Pour ce faire, ils doivent respecter trois règles fondamentales : ne jamais immobiliser le véhicule, ne jamais ouvrir les fenêtres du véhicule et ne jamais ouvrir le coffre.

Arrivés à une intersection, ils tombent sur un chien. À la croisée des chemins, ils devront faire un sacrifice. Une décision qui changera à tout jamais leur destinée.

Kafou, cette « comédie noire », est tourné en créole 100% haïtien mais sous-titré en français. Il représente le premier coup de cœur de Fabienne Colas, la présidente du Festival.

« J’ai trouvé cela extraordinaire, dit-elle, car cela fait longtemps que le cinéma haïtien peine à avancer, à faire de bons films de qualité, faute de moyens financiers et techniques. Et là dans Kafou c’est vraiment une nouvelle génération »

« Souvent quand il s’agit de film haïtien, je disais: bon… ok, confie l’actrice, je m’attendais à un cinéma qui est en péril, avec beaucoup de difficulté en général ».

Écoutez les autres coups de cœur  Colas

Hommage à Jones

Le spectacle d’ouverture de la 13e édition du FIFBM aura lieu au Cinéma impérial avec le film Kalushi, basé sur un fait vécu, réalisé par Mandla Dube.

Quant à la clôture, elle aura lieu à l’Université Concordia avec Carpinteros, un film de José Maria Cabral tourné en République Dominicaine et qui raconte l’histoire de Julián, un Noir qui a trouvé l’amour dans l’endroit le plus improbable qui soit : la prison.

Entre ces deux évènements, les films seront à l’affiche au Cinéma du parc et à l’ONF du 27 septembre au 1er octobre. Par ailleurs, le festival veut rendre hommage cette année à Oliver Jones, le pianiste canadien noir qui a pris sa retraite, dans Mind Hands Heart. Il est l’invité d’honneur pour la 13e édition.

Pour connaître toute la programmation du festival cette année visitez le site officiel : http://montrealblackfilm.com/horaire/

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Écrit par Jean Numa Goudou

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